Dialogue de l'instant

Poèmes / Recueils

 

A chaque instant je ne connais pas l’instant suivant. A chaque instant je ne peux pas connaître l’instant suivant, la pensée suivante, l‘acte suivant, le pas suivant.

Je peux donc m’en remettre totalement maintenant à cet instant. Et à chacun de mes pas dans l’ici-et- maintenant.

Le monde que je vois est une vision erronée de la réalité. Ma vision est une perception de ce que je crois et de là où je porte mon attention. Je crée le monde avec la perception que j’ai de moi, de ce que je crois être et de ce que je crois de l’autre. Et de constat, le monde ne peut être autrement. Ce monde est légitime. Il est ce qu’il est mais est-ce que moi je veux continuer à alimenter ce jeu et la croyance que j’ai d’être séparée de cette vie et qu’il y a un monde à l’extérieur de moi ?

Ou est-ce que je veux prendre la pleine responsabilité de ma création d’instant en instant ? Et donc de choisir par mon intention et ma vibration le monde dans lequel je vis. Un monde plus grand depuis une Vision plus élargie, celle de Dieu, la Source, l’Âme ou quelque soit le nom qu’on lui donne.

S’abandonner…

 

… Pardonner.

Le véritable pardon ce n’est pas vers ou à l’extérieur de nous-mêmes. C’est soi avec Soi. Pardonner c’est quand on se donne au Don inconditionnel que nous sommes. C’est quand on fait don. C’est quand par notre don de nous-mêmes dans l’instant, on accepte de se donner à plus Grand que soi.

 

C’est un peu comme mourir à soi… accepter notre vulnérabilité et ce trou béant dans lequel on a parfois le sentiment de tomber… ce vide sans plus rien à quoi s’accrocher.

 

Oui et la mort dans tout ça ? Pourquoi ? Est-elle vraiment vraie ; est-ce que je me pose cette question ? Est-ce que j’ose remettre en doute la racine même de toutes les peurs ?

La mort est aussi une perception que je projette sur ce monde de par mes croyances et l’idée que j’ai d’être née, d’être une personne « moi » séparée de l’autre dans un monde extérieur.

Oui ce corps va se transformer un jour, à un instant T. Mais est-ce que moi en tant que Vie, en tant que Conscience, je vais mourir ?

Je suis, j’existe, d’instant en instant, en perpétuel mouvement et ce pour l’éternité. La Vie est un ensemble; elle est un tout. Elle est Un.

Je vois la mort parce que je crois en la mort. Parce que l’on m’a apprit à y croire, d’abord par l’idée de la naissance d’un être séparé « moi ». Et depuis par la validation de ces croyances et l’ajout d’autres conditionnements.

Ca continue ! La vie ne s’arrête pas. Elle continue et ce que je suis profondément continue…

L’oiseau meurt parce que je le vois mourir. Les insectes dans mon jardin meurent parce que je les vois mourir.

Si je ne crois plus en la mort et je n'en mets pas le filtre sur mon regard, je ne la vois plus en tant que telle.

Si je décloisonne ma vision et que j’ouvre à la Grande Vision, que reste-t-il ?

 

Juste Ce qui Est simplement. Sans filtre, sans étiquette, sans rien à rajouter ; au-delà de tout  concept. Au-delà de tout temps: L'Ici-Maintenant. Au cœur-même du Silence et de l’Espace qui relie toutes choses, tout être, toutes créations. Au cœur même de l’Amour.

 

« Laisse la lumière que tu es se révéler »

Oriana Monteiro


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